Il fait un temps de curé


Signification
Pour les marins, elle signifie que la mer est très calme.
Il fait un temps superbe.

Origine
Pourquoi de curé ? Que vient faire l’abbé ici ? Quelle peut bien être la relation entre une mer calme et une soutane ?
C’est là où je me rends compte que la mission que je me suis confiée (et que j’ai acceptée), c’est parfois la mer à boire ! Les lecteurs qui osent me soumettre de telles expressions n’ont vraiment aucune pitié !

En effet, en voilà une qu’aucune de mes sources habituelles ne cite et que j’aurais donc dû refuser de commenter.
L’explication que je vais pourtant proposer est la seule que j’ai trouvée. Mais c’est peut-être bien la bonne, d’autant plus qu’elle vient d’un curé, celui d’Ouessant.
Voici donc la bonne du curé, telle qu’il l’expose :
« C’est une déformation de « temps à curer », celui-ci étant le temps convenable pour curer le fond du port, c’est-à-dire y passer la drague, opération qui ne peut être menée à bien que par temps calme ! »

Voilà une explication qui tient bien la route, et même la mer, surtout qu’elle est très calme.
En effet, si on ferme les yeux et on écoute au lieu de lire, on imagine bien le gamin qui dit : « Maman, maman, le capitaine du port, il a dit qu’il fait un temps à curer ! » se faire corriger par sa mère qui n’en connaît pas la signification : « Arthur, est-ce que tu dis « le furoncle à tante Gertrude » ou bien « le furoncle de tante Gertrude » ? Eh bien là, c’est pareil ! On doit dire un temps de curé ! » ». Et le gamin obéissant (si, si, ça arrive !) de transmettre l’expression ainsi déformée à son entourage qui, lui-même…

Une réponse à “Il fait un temps de curé

  1. Autre explication des anciens de la marine à voile…
    Un temps de curée… pour abattre en carène…

    L’abattage en carène est une technique ancienne qui consistait à faire gîter un navire de façon à découvrir la plus grande surface de sa carène afin de la curer (nettoyer) tout en le maintenant à flot. Les marins travaillaient sur un chaland ou ponton d’abattage.
    L’abattage en carène pouvait aussi se faire entre deux bateaux à couple : l’un des deux utilisant son treuil pour tirer sur une élingue frappée en haut du grand mât de l’autre afin de le faire gîter et maintenir sa position durant les travaux.
    Ces opérations de curée (carénage) ne pouvaient se faire que par beau temps et mer plate d’où peut-être l’expression :
    « Un temps de curée »
    Il existe une multitude de versions sur l’origine de cette expression que vous trouverez sur la toile à partir de certains commentaires des pilotes de chasse de la guerre 14-18 en passant par ceux de la bonne du curé d’Ouessant…
    Salutations

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