Un chèque en bois

Un chèque sans provision

À l’époque des Gaulois, le seul moyen de faire un chèque, c’était de le graver sur de la pierre ou sur un morceau de bois.
Pas imbéciles pour un sesterce, les gaulois (à part Obélix) préféraient le bois, à la fois pour la facilité de transport et pour la plus grande précision du code-barre.
Mais comme les banques n’existaient pas encore à l’époque, celui qui acceptait de se faire payer avec un chèque en bois était assuré de se faire gruger, vu qu’il était impossible de le faire virer sur son compte. D’où l’expression.

Pas convaincu par cette explication ? Ah, homme de peu de foi ! Comment peux-tu ainsi douter ?

Bon, en réalité, il faut remonter aux locutions « de bois », qui date du XIIIe siècle, et « en bois », qui date du XIVe, locutions qui servaient à désigner des choses artificielles ou fausses comme « une jambe de bois » ou bien « un sabre de bois » (assez logiquement, puisque ce matériau était abondant, peu coûteux, et permettait aisément de fabriquer des imitations d’autres choses).

C’est une de ces locutions qu’on trouvait au figuré dans « visage de bois » pour désigner la porte d’entrée restant désespérément fermée chez une personne qu’on était venu visiter, et qu’on retrouve aujourd’hui aussi dans quelque chose d’également très utilisé par les faux culs (mais je ne citerai personne, car il faudrait plusieurs pages) : « la langue de bois« .

Le chèque en bois désigne donc un faux chèque, un chèque artificiel, non pas en tant que bout de papier imprimé dans le local secret de la cave à côté des billets de 35 euros, mais en tant que faux moyen de paiement car le montant ne pourra jamais être touché, le compte débiteur n’étant pas assez alimenté.
« D’autres arnaques utilisant illégalement des logos d’entreprises reconnues promettent de s’enrichir vite en travaillant à la maison. La victime est rétribuée pour répondre à des enquêtes de consommation et, toujours selon le même schéma, reçoit un chèque en bois d’un montant supérieur à celui annoncé et doit verser la différence à un tiers. »
Le Monde – Article du 4 avril 2008

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s